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TAEKWONDO : DES ORIGINES A NOS JOURS

 

 

LES ORIGINES

     Les débuts du Taekwondo sont intimement liés au parcours d'un homme, le Général CHOI HONG HI. Le futur général CHOI naît le 22 décembre 1918 à HWA DAE qui se trouve dans l'actuelle Corée du Nord. Enfant, il est de constitution fragile, régulièrement malade, ce qui est une constante source d'inquiétude pour ses parents. Il montre toutefois de bonne heure un fort esprit d'indépendance et une indéniable puissance de caractère. Cela lui vaudra d'ailleurs d'être renvoyé de l'école à l'âge de douze ans pour avoir fait preuve d'agitation à l'encontre de l'autorité japonaise qui contrôlait la Corée à l'époque. A la suite de cette expulsion, son père le conduisit auprès de l'un des plus fameux maître de calligraphie de Corée, Han Il Dong. Ce dernier, en plus de ses talents dans l'art de la calligraphie, était également un Maître de Taekyon, l'ancien art de combat coréen. Maître Han entreprit donc d'enseigner les rigoureux exercices du Taekyon pour renforcer le faible corps du jeune CHOI HONG HI. En 1937, CHOI est envoyé au Japon pour poursuivre ses études. A Kyoto, il rencontre un compatriote, M. KIM HYUN SOO, qui entreprend de lui enseigner le Karaté Do Shotokan, l'art martial japonais crée par GISHIN FUNAKOSHI. Après deux ans d'entraînements rigoureux, CHOI obtient le grade de ceinture noire 1° dan. Ces techniques, mêlées à celles du Taekyon pour le travail de jambes constitueront les fondements du futur Taekwondo.

    Débute alors une période de travail conjoint de l'esprit et du corps où CHOI obtient une place à l'université de Tokyo et où il gagne parallèlement après maints efforts le grade de 2° dan. Ce niveau atteint, il commence à enseigner à la cité universitaire. Avec la seconde guerre mondiale, CHOI est enrôlé de force dans l'armée japonaise en octobre 1943, comme "étudiant volontaire". Il profite de son poste à Pyongyang pour être l'un des piliers du mouvement coréen d'indépendance. Découvert par l'occupant nippon, il est interné pendant huit mois dans une prison japonaise. Il commence par pratiquer son art dans la solitude de sa cellule pour conserver un semblant de forme physique, puis rapidement ses codétenus et ses geôliers deviennent ses élèves. La cour de la prison se transforme alors en un gigantesque gymnase. La libération de la Corée en août 1945 permet à CHOI d'échapper à une première sentence de sept ans de prison, qui devait se transformer en une condamnation à mort. Le 15 janvier de l'année suivante, il est nommé sous-lieutenant de la nouvelle armée coréenne. C'est pour lui une occasion inespérée de propulser le futur Taekwondo sur une nouvelle orbite. C'est également l'occasion pour le Taekyon, panaché de Karaté Shotokan, de renaître de ses cendres après des années d'interdiction par les troupes d'occupation japonaises. CHOI commence à enseigner son art aux hommes de la compagnie qui est sous ses ordres. Quelques mois après, il est promu lieutenant et transféré au second régiment d'infanterie à Tae Jon. Là, il enseigne non seulement aux soldats coréens mais également, et pour la première fois, aux soldats américains stationnés dans la place. En 1951, CHOI est nommé Général de Brigade.

    C'est à cette époque qu'il devient Président honoraire du Chung Do Kwan. C'est en septembre 1954 qu'il conduit la fameuse démonstration d'experts de la 29° Division devant le président SYNGMANN RHEE. A l'issue de cette exhibition, le Président impressionné par la casse de 13 tuiles de NAM TAE HI s'entretiendra avec le jeune général et ordonnera que tous les soldats coréens soient entraînés selon cette méthode. Le 25 mai, neuf Maîtres, représentant les cinq principaux Kwan, s'associent pour fonder la Korea Kong Soo Do Association qui est la première organisation visant à rassembler la communauté martiale coréenne à laquelle CHOI ne participe pourtant pas. 1955 est l'année où le Taekwondo naît officiellement en Corée. En effet, un bureau spécial, formé de différents Maîtres d'arts martiaux de différents styles et de leaders de la vie civile et militaire, est constitué. Ce bureau, dirigé par CHOI, a pour objet de trouver un nom unique pour remplacer ceux des différents arts martiaux coexistant en Corée. Le 11 avril, après que CHOI l'ait proposé et expliqué, le nom de Taesoodo est unanimement adopté par les 11 membres présents. Il sera définitivement changé en Taekwondo en 1965, suite à une nouvelle suggestion de CHOI. Le choix de ce nom, la Voie du Poing et du Pied rappelle bien sur celui du Taekyon, et rompt avec ceux proches du Tang Soo. On peut y voir une volonté de rompre avec la Chine (Tang Soo signifie main de Chine) et de donner un sens nouveau au nationalisme coréen. Début 1959, suite aux mouvements d'opposition de HWANG KEE, les leaders de la Kong Soo Do Association et la Tang Soo Do Association se rencontrent et acceptent d'unir leurs destinées. Le 3 septembre 1959, les représentants des 6 principaux Kwan s'entendent pour unir leurs efforts sous une même bannière. Ils adoptent pour une première fois le nom de Korea Taekwondo Association. CHOI est naturellement nommé président. Pourtant cette tentative de rassemblement ne dura pas longtemps. Les promesses faites par CHOI concernant les aides de l'Etat ne seront pas tenues. Choi gagne la défaveur des autres têtes de l'Association. Le Ji Do Kwan fait sécession et le Moo Duk Kwan tente lui aussi de développer une association rivale de la K.T.A. Il est de fait que seuls le Chung Do Kwan et le Oh Do Kwan semblaient réellement motivés par cette tentative d'union. Le 16 septembre 1961, l'Association Coréenne de Taesoodo (K. T. A.) est officiellement crée avec le Général CHOI MYUNG SHIN comme premier Chairman, jusqu'en janvier 1965, date à laquelle il sera remplacé par le général CHOI.

    Cette Association n'est pourtant pas le fruit des efforts volontaires de chacun. En effet, suite au coup d'état du 16 mai 1961 du Général PARK CHUNG HEE, le Conseil suprême pour la Reconstruction Nationale ordonne par son décret n°6 du 12 juillet 1961, l'unification des différentes Associations et Kwan. Le gouvernement coréen interviendra en 1962 en reconnaissant toutes les ceintures noires de la K.T.A., provoquant ainsi le retour de la majorité des dissidents. Le 22 mars 1966, le rêve de CHOI devient réalité: L'ITF est crée. Deux ans plus tard l'I.T.F. comprend 20 membres, et la Corée délègue des instructeurs de Taekwondo en grand nombre auprès des bérets verts américains. En 1968, CHOI est le chef de la délégation du gouvernement coréen lors de la réunion du Conseil International du Sport Militaire qui se tient à Paris. Une démonstration est conduite par une équipe d'experts devant les délégués de 32 pays. Cela permettra par la suite au Taekwondo d'être intégré comme sport officiel des Championnats du Monde CISM. Le 25 janvier 1971, le Docteur UN YONG KIM, Directeur des forces de Protection Présidentielles, est élu Président de l'Association Coréenne de Taekwondo. De plus, le Président PARK CHONG HEE déclare le Taekwondo sport national coréen (Kukki Taekwondo) et des fonds sont débloqués pour la construction du Kukkiwon, grâce aux efforts de UN YONG KIM. Celui-ci contribue à populariser le Taekwondo au-delà des frontières nationales et produit le premier magazine consacré au Taekwondo, ainsi qu'un ouvrage en anglais sur le Taekwondo. En 1972, CHOI quitte définitivement la Corée et place le siège de l'I.T.F., qui est une organisation privée, à Toronto au Canada. Cette décision est pour beaucoup motivée par la politique intérieure de la Corée. De ce fait, il ne s'estime pas directement lié par les décisions gouvernementales. Il sait par ailleurs le sort réservé par Park à ses opposants. Ainsi, motivé par l'expansion de sa discipline, au-delà des clivages politiques, décida-t-il de se rendre en 1966 en Corée du Nord pour démontrer le Taekwondo. Mais cette action fut désapprouvée par nombres d'experts sud-coréens lors de son retour et plus encore par la Présidence coréenne. Un groupe d'experts exigea sa démission et l'abandon de son 9° dan. CHOI refusa et la Fédération se scinda en deux groupes. Un an après son départ au Canada, une nouvelle fédération mondiale voit le jour, la W.T.F. le 28 mai 1973 avec UN YONG KIM comme Président, qui regroupe les experts des 5 principaux Kwan, probablement à l'initiative du Président Park pour contrer CHOI et l'I.T.F. Pour se démarquer de l'I.T.F., les Maîtres de la W.T.F. créent leurs propres formes nommées Palgwe. Près de 30 ans plus tard, le Taekwondo n'est toujours pas unifié de ce point de vue.

    Les premiers Championnats du Monde W.T.F., organisés par l'Association Coréenne de Taekwondo, se déroulent du 25 au 27 mai 1973 au Kukkiwon à Séoul. Le 9 décembre, le Kukkiwon remplace l'Association Coréenne de Taekwondo (K.T.A.) comme autorité habilitée à décerner les certificats de Dan pour le monde entier. Du 18 au 20 octobre 1974, le Kukkiwon accueille les premiers Championnats. Le 8 octobre, la W.T.F. est affiliée à l'AGFIS (Association Générale des Fédérations Internationales de Sports). Le 17 juillet 1980, la W.T.F. est reconnue par le C.I.O. En octobre 1981, le Docteur UN YONG KIM participe au 11ème Congrès Olympique qui officialise l'attribution des jeux olympiques de 1988 à Séoul. Le 1er novembre, il est élu membre du Comité d'Organisation Olympique de Séoul et du Comité d'Organisation des Jeux d'Asie. Le 4 mars 1982, il participe à l'Assemblée Générale du Comité d'Organisation Olympique de Séoul où il est élu membre du Comité Exécutif. Le 17 octobre 1984, il est élu Vice-Président de l'AGFIS. En 1985, le Taekwondo est formellement adopté comme sport de Démonstration Olympique lors de la 90ème Session du bureau exécutif du CIO. En 1986, le il est élu membre du Comité International Olympique à Lausanne. Le 25 octobre à Monte-Carlo, le Président de la W.T.F. est élu Président de l'AGFIS lors de sa 20ème Assemblée Générale. Du 17 au 20 septembre 1988, le Taekwondo fait ses débuts comme sport Olympique de démonstration lors des 24ème Olympiades de Séoul. Le 23 juillet, le Docteur UN YONG KIM est élu Vice-Président du CIO lors de sa 99ème cession. Du 3 au 5 août 1992, se déroulent les 25ème Jeux olympiques de Barcelone avec la superbe médaille d'argent (aujourd'hui encore inégalée en France) de Brigitte GEFFROY, professeur de l'AEVB. Du 19 au 21 août, le Madison Square Garden à New-York voit se dérouler les 11ème Championnats du Monde masculins (4ème féminins) où Mikaël MELOUL ramène la première d'or française de son histoire.

    Le 4 septembre 1994, date historique pour le Taekwondo: lors de sa 103° session, le Comité International Olympique inscrit l'art martial coréen comme Sport Olympique pour les Jeux de Sydney en l'an 2000. Du 27 au 30 septembre2000 à Sydney, les 27ème Jeux Olympiques d'été sont les premiers où le Taekwondo participe de façon officielle, avec la médaille de bronze de Pascal GENTIL.

 

LE TAEKWONDO EN FRANCE

      L'année 1969 est celle du vrai début du Taekwondo français. En effet, c'est à cette date qu'est arrivé le premier expert coréen en la personne de Maître LEE KWAN YOUNG. Le Taekwondo n'est d'ailleurs considéré que comme un style de Karaté et se trouve, tout comme son homologue japonais, rattaché à la FFJDA (Fédération Française de Judo et Disciplines Associées). En 1973, la première équipe de France participe à Séoul aux 1ers Championnats du Monde sous la direction de Maître LEE KWAN YOUNG.

    En 1976 est crée la FFKAMA (Fédération Française de Karaté et Arts Martiaux Affinitaires) avec M. DELCOURT comme Président. Pour la première fois, un responsable représente le Taekwondo auprès de la Fédération de tutelle en la personne de M. Ruben VIALENC qui est chargé de gérer la discipline coréenne. L'équipe de France participe aux 1ers Championnats d'Europe à Barcelone et ramène sa première médaille de bronze avec M. GANCYLUS. En 1977, la FFKAMA est affiliée à la W.T.F. En 1978, Messieurs Gaillard, VISCOGLIOSI et GUILLENEUF déposent le 10 novembre les statuts de la 1ère FFTKD. M. Vialenc démissionne de son poste à la FFKAMA. La FFKAMA obtient l'habilitation pour le Taekwondo et opère la 1ère homologation massive de grades WTF. A Orsay, la FFTKD organise les 1ers Championnats de France de Taekwondo qui regroupe 90% des pratiquants français. La FFKAMA, forte de son habilitation et devant son échec face à la FFTKD, demande le soutien du Ministère de la Jeunesse et des Sports pour négocier la réintégration de la FFTKD. Cette dernière, représentant pourtant la grande majorité du Taekwondo français, réintègre sous condition la Fédération officielle. En 1980, la FFKAMA demande à être reconnue par le CNOSF et le CIO, les possibilités d'un Taekwondo comme sport de démonstration aux Jeux Olympiques se précisant. Dans ces conditions, le Taekwondo obtient de M. DELCOURT que la Fédération soit renommée en FFKTAMA, le Taekwondo devenant ainsi discipline à part entière. En 1981, Maître KIM YONG HO mobilise de nouveau l'ensemble du Taekwondo français pour obtenir son indépendance. En effet, les probabilités de voir le Taekwondo présent aux Jeux Olympiques se précisent. M. VISCOGLIOSI est élu Président de la nouvelle FFTKD.

    En février 1982, M. BOUEDO rapporte une première médaille de bronze à la France aux 5ème Championnats du Monde de Guayaquil en Equateur. M. DELLANEGRA est médaillé de bronze lors des Championnats du Monde de Copenhague. A cette occasion, une délégation de la FFTKD composée entre autre de Messieurs VISCOGLIOSI et Trochet expose la situation du Taekwondo en France et tente de convaincre la WTF de sa légitimité. Pourtant la Fédération Mondiale ne peut à ce moment reconnaître que la Fédération reconnue par le Ministère des sports français. Ce dernier signifie à la FFTKD que la FFKTAMA représente seule le Taekwondo français. Dès le début de 1984, le Ministère demande à la FFTKD de réintégrer la FFKTAMA. En mai, l'Assemblée Générale de la FFTKD décide donc de fusionner devant l'absence de solutions juridiques et pour ne pas continuer à pénaliser les compétiteurs appartenant à ses rangs, privés de Championnats du Monde.

    Le COT, Comité d'Organisation du Taekwondo voit le jour avec Maître Trochet qui est nommé Responsable Technique National, poste qu'il occupera durant deux ans. En octobre 1985, Mlle EVANNO ramène son premier podium féminin à la France avec une médaille de bronze aux 1ers Championnats du Monde féminins à Barcelone. Le même mois, c'est M. BOUEDO qui ramène son premier titre de Champion du Monde à la France lors des 2ème Championnats du Monde Militaires à Séoul.

    En 1989, lors de la Coupe d'Europe à Santander, Mlle B. Geffroy ramène une médaille d'argent, puis une médaille de bronze l'année suivante lors des 8ème championnats du Monde. En 1992, le Comité d'Organisation du Taekwondo se transforme en Comité Fédéral du Taekwondo. Nouvelle médaille de bronze européenne, pour Mlle GEFFROY cette même année, puis l'historique médaille d'argent aux jeux olympiques. L'année suivante, c'est la première médaille d'or pour un français aux championnats du monde seniors grâce à M. MELOUL.

    En 1992 toujours, Paris est le siège des 1ers Championnats de France Techniques. Le 4 septembre 1994, lors de son 103° congrès à Paris, le CIO décide que le Taekwondo sera sport olympique pour les Jeux de Sydney en l'an 2000. Le 7 septembre, dans le contexte juridique français, M. DELCOURT n'a d'autre choix que d'accepter que le Taekwondo crée sa propre structure, indépendante de la FFKTAMA. Le 23 septembre, l'Assemblée Générale de la FFKTAMA vote sa séparation du Taekwondo à compter du 31 août 1995, avec gestion financière autonome, complète et immédiate. Le Dr VISCOGLIOSI entame ses travaux avec le Ministère de la Jeunesse et des Sports, le CIO et le CNOSF. Le 8 octobre se déroule l'Assemblée Constituante du Comité National du Taekwondo (CNT), en présence de l'ensemble des responsables de commissions et des techniciens de l'ex CFT. Les 26 Présidents de régions présents élisent à l'unanimité M. VISCOGLIOSI comme Président. Le 1er septembre 1995, le Taekwondo indépendant change de nom; le CNT devient FFTDA, Fédération Française de Taekwondo et Disciplines Associées. Le 6 octobre, la FFTDA obtient la délégation de pouvoir du Ministère pour le Taekwondo.

    A partir de mars 1999, la FFTDA innove en scindant les Championnats de France en deux catégories, National 1 et National 2.

    Le 30 septembre 2000, date historique pour le Taekwondo français, avec la controversée médaille de bronze de Pascal GENTIL lors des 27ème Olympiades, qui avait proclamé haut et fort ses prétentions pour l'or. L'Assemblée Générale de la FFTDA lors de ses élections à Lyon le 26 janvier 2001 réélit le Dr Paul VISCOGLIOSI à la Présidence de la Fédération.

 
 
 
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